07.02.15 (Litteratur auf dem Ring)

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Perdu dans les jambes des femmes qui errent dans les couloirs pastels du SBahn, du UBahn. Mon regard embrasse et enjambe les silhouettes qui meurent dans les marches métalliques.

Dans mon moi, derrière les vitres rayées, dans le mois de février, seul dans la moiteur des transports en commun.

Ce SBahn, cette ligne qui se veut ronde, doucement chaude. Pénétrer le SBahn comme on entre dans une vieille maîtresse. Chaude, lascive, accueillante, la ligne du SBahn. Moite et large, hanches déployées, lumière douce. Une matrice humaine, matrice innée, position fœtale en étant assis, regard vague, petits gestes animaux sans intérêt.

Retour au glacial. Les corps contrits sont crachés de la Ring comme autant de sécrétions physiologiques, de virus à pattes. Tout est amené à être expulsé du Ring Bahn. Qui a jamais demeuré dans ses couloirs artificiellement chauffés ? Qui y est jamais mort ?

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