Dans la main

Dans la main de l’enfant

nait un vermisseau d’amiante.

 

Dans l’amante de la case

git un soubresaut.

 

Dans l’essence des rimes

vit une pauvreté sans pareil.

 

Dans le bulbe des vagues

exulte la mer partie.

 

Dans les idées de la tombe

naissent les feux follets,

ou les lueurs indignes

à la prononciation.

 

Dans le stupre,

la stupeur,

la luxure et l’affabilité de l’après soirée,

dans les cafés mal fréquentés de Mouscou,

Bratislava

 

Ou Pékin.

 

Dans l’essence des rimes

vit une pauvreté sans pareil.

 

Dans le son sourd

nait la tristesse infinie,

une longueur d’onde

qui résonne tant qu’elle peut,

comme autant de pas,

de pets,

de petits accidents,

comme les semelles frappent le sol.

 

Dans tes yeux naissent

les tresses de Raiponce,

lance ses mèches par-dessus le balcon

pour appâter un prince

qui la prendra,

parce qu’il sent

qu’elle a perdu

ses derniers frissons de virginité.

 

Dans l’essence des rimes

vit une pauvreté sans pareil.

 

Dans la bouche maudite du poète

naissent les cris troubles

d’un malheureux,

seul,

comme toute princesse.

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